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De l’eau et des territoires

Photo: Franck Michel. (CC BY 2.0)

Le ministère de la Transition écologique et solidaire mène actuellement une consultation auprès des élus locaux chargés de la compétence « eau et assainissement ». Elle intervient dans le cadre des Assises de l’eau dont l’enjeu est de  relancer l’investissement dans les réseaux d’eau et d’assainissement.

Tuyaux, canaux, ouvrages, stations de pompages ou de traitement acheminant l’eau potable, pluviale ou usée… Pour divers qu’ils soient, les réseaux hydrauliques vieillissent en France comme partout dans le monde. Il en découle un gaspillage important en raison des fuites non colmatées. Ces réseaux interagissent avec le territoire. L’eau est d’abord une affaire locale car elle répond à des besoins vitaux du quotidien.

 

Les Assises de l’eau posent trois premiers constats :

  •  l’entretien et le renouvellement des réseaux d’eaux et d’assainissement ne sont plus pleinement assurés ;
  • la connaissance des réseaux d’eau potable et d’assainissement doit être améliorée;
  • la situation n’est pas la même dans toutes les collectivités. Certaines sont actuellement dans des situations d’incapacité à investir, notamment en zone rurale.

L’objectif du Secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu est de trouver les solutions techniques et financières pour la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement afin de maintenir “un haut niveau de service de distribution”.

Derrière cette présentation très opérationnelle consistant à “donner de nouveaux outils d’ingénierie techniques et financiers aux élus” filtrent des enjeux socioéconomiques et de santé publique : par exemple, la constitution historique d’un réseau, et ce que ses gestionnaires décident de renouveler, déterminent le coût du service. Le prix facturé à l’usager dépend également des contraintes budgétaire. L’enjeu du service public est aussi de desservir le plus grand nombre et de garantir l’accès à tous à coût modéré. Par ailleurs, la qualité de l’eau est également dépendante de l’environnement dans laquelle elle est prélevée.

Les questions posées aux élus sont aussi liées aux enjeux de sécurisation de l’approvisionnement, de la quantité et de la qualité de la ressource en eau. Les réseaux collectifs d’assainissement et d’approvisionnement ont permis de faire face à l’augmentation du nombre de bénéficiaires sans dégrader la qualité du service. Au moment où les équipements doivent être massivement renouvelés, certains se demandent quelle est la pertinence de tout renouveler à l’identique.  

L’Etat veut aider les collectivités à investir, il faut aussi que les territoires déterminent à leur niveau comment orienter ces investissements.

Alors, de l’eau pour qui ? Pour quel projet de territoire ? A quel prix ?

La consultation est ouverte depuis le 27 avril et le restera jusqu’au 25 mai prochain.

Le questionnaire

Données-clés

plus de 20% de l'eau transportée en France s'évapore dans la nature.

la loi Notre prévoit le transfert de la compétence eau et assainissement des communes vers les intercommunalités d’ici 2020

en moyenne, sur 100 litres d’eau pompés dans les nappes, 22 litres n’arrivent pas jusqu’aux robinets.

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